Année de la transhumance : les peintures sur pierre

L’année 2026 met à l’honneur la transhumance, cette pratique ancestrale qui accompagne le déplacement saisonnier des troupeaux entre plaines et montagnes. Bien plus qu’une activité pastorale, la transhumance est un patrimoine vivant. Elle évoque les chemins ouverts, les paysages traversés, la liberté du mouvement et la relation profonde qui unit les humains, les animaux et les territoires.

Cette thématique m’a inspiré une série de bijoux peints à la main sur pierre et sur ardoise. Chiens de berger, moutons et brebis deviennent les ambassadeurs d’un monde où les saisons rythment encore les déplacements et où les frontières semblent s’effacer devant l’immensité des paysages.

Pendentif brebis avec brillants
Médaillon bois mouton frisé
Bracelet mouton avec cornes

Chaque miniature est réalisée à la main sur un support unique. Certaines pièces sont peintes sur des ardoises récupérées à Trélazé, célèbre pour son histoire ardoisière. Ces fragments de pierre portent déjà leur propre mémoire : celle du travail des hommes, de l’extraction, des toitures qui ont traversé les décennies et des paysages façonnés par l’activité humaine.

La démarche s’inscrit dans une volonté de réemploi des matériaux. Transformer une chute d’ardoise ou une pierre oubliée en objet précieux permet de prolonger leur histoire tout en limitant l’utilisation de nouvelles ressources. Cette attention portée aux matériaux rejoint l’esprit même de la transhumance, fondé sur l’adaptation aux rythmes naturels et sur une gestion respectueuse du territoire.

Chien de berger peint sur pierre
Chien de berger dessin

Le chien de berger représenté dans cette collection incarne la vigilance, la fidélité et l’accompagnement. Les moutons et les brebis symbolisent quant à eux la vie pastorale, les migrations saisonnières et le lien ancien entre les communautés humaines et les paysages qu’elles parcourent.

À travers ces bijoux, j’ai souhaité évoquer une liberté simple et essentielle : celle des grands espaces, du vent dans les herbes hautes, des chemins qui serpentent à travers les collines et des horizons qui invitent au voyage.

Chaque pièce est unique et entièrement peinte à la main dans mon atelier.

Sac transhumance
Sac transhumance en cours de fabrication

Un sac de transhumance entre paysage, réemploi et savoir-faire textile

Parmi les créations inspirées par l’Année de la transhumance 2026, ce sac porte-téléphone occupe une place particulière. Il associe plusieurs matériaux modestes, tous issus du réemploi, pour évoquer les chemins, les paysages et les savoir-faire liés au monde pastoral.

L’élément central est une miniature réalisée en marqueterie à partir de boîtes de fromage récupérées. Les différentes essences de bois imprimées ou teintées par le temps sont assemblées pour composer un paysage de collines parcourues par un chemin sinueux. Cette ligne claire qui traverse l’image rappelle les sentiers empruntés depuis des siècles par les troupeaux lors de leurs déplacements saisonniers.

Autour de cette miniature, une bordure et une bandoulière ont été réalisées à partir de laines et de fils récupérés. Le travail textile, entièrement réalisé à la main, crée un dialogue entre le bois et la fibre, entre l’objet utilitaire et l’objet artistique.

La transhumance est souvent associée aux animaux et aux grands espaces. Elle raconte également une économie de moyens, une attention portée aux ressources disponibles et une connaissance intime du territoire. Dans cet esprit, ce sac a été conçu à partir de matériaux qui avaient déjà vécu une première histoire. Les boîtes de fromage deviennent paysage. Les fils oubliés deviennent structure et décor. Chaque élément trouve une nouvelle fonction sans perdre la mémoire de son origine.

L’objet évoque ainsi les chemins de liberté, les horizons ouverts et le mouvement permanent qui caractérisent les cultures pastorales. Il invite à porter avec soi un fragment de paysage, comme un souvenir de randonnée, une carte imaginaire ou un carnet de voyage miniature.

À travers cette création, le réemploi devient un geste poétique autant qu’écologique. Les matériaux modestes se transforment en objet unique, témoin d’un patrimoine vivant et d’une relation sensible à la nature.

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